La PKR (Photorefractive Keratectomy)

L’intervention en détail

L'intervention se déroule sous anesthésie locale. Un collyre instillé quelques minutes avant l'opération insensibilise la cornée. Le patient est installé sur un lit chirurgical lui assurant un parfait positionnement sous le laser. L'utilisation d'un écarteur à paupières permet de maintenir l'œil dans la position ouverte sans douleur et sans risque de clignement inopiné.

Pour effectuer l'intervention, le praticien doit retirer l'épithélium en partie, afin de pouvoir produire l’ablation directement dans le stroma cornéen. Pour cela, il existe plusieurs techniques :

- utiliser une spatule chirurgicale et gratter la surface de l'œil.

- utiliser une brosse pour enlever, d'une façon nette, une surface cylindrique d'épithélium, supérieure à la zone à traiter. Puis repasser une spatule chirurgicale sur la surface afin d’obtenir de bons résultats (il est impératif qu'il n'y ait plus d'épithélium sur la zone à traiter).

- exposer l'épithélium à une solution alcoolisée afin de le peler et de le retirer à l'aide d'une spatule chirurgicale.

Après pelage de la couche superficielle, les impacts de laser Excimer sont appliqués sur la surface de la cornée. L'émission d'un rayon dans le spectre de l'ultraviolet sépare les molécules, vaporisant à chaque impact une pellicule de cornée (environ 0,25 µm). Sa durée est en moyenne d’une minute.

Le laser Excimer, qu’est ce que c’est ?

Un laser est un faisceau lumineux composé de rayons tous parallèles. Il est caractérisé par sa puissance, sa longueur d’onde et son diamètre. Le laser Excimer (contraction de Excited dimer) est produit par l’excitation de 2 gaz. Il a été mis au point en 1983 pour ses applications oculaires. Il permet d’enlever une surface de cornée en la vaporisant. Sa longueur d’onde est dans le spectre des ultraviolets.
Le laser Excimer dispose de toute une série de miroirs qui dirigent le faisceau lumineux sur la cornée avec une précision de l’ordre de 2 millièmes de millimètre (0,2 micron).


L’avis du Docteur Kunze - ophtalmologiste

L’avantage de la PKR est qu’elle ne nécessite pas le clivage d’un volet cornéen. Elle peut donc être indiquée pour des myopies légères, inférieure à 3 dioptries et sur une cornée très fine (moins de 500 microns). En revanche un voile cicatriciel le plus souvent minime est susceptible de retarder la récupération visuelle. Pendant quelques jours, une gêne douloureuse ressemblant à la présence de grains de sable dans l'œil est ressentie. Ceci est normal et dû à la cicatrisation et à la régénération de l'épithélium. Ces douleurs postopératoires accompagnées de larmoiements durent environ 7 jours. Un traitement à base d'antalgiques et d'antibiotiques est nécessaire pendant un certain temps. Attention, cette gêne ne permet pas de conduire ni d'avoir une activité professionnelle.

Conseils et précautions- Lasik standard- Femtolasik- Témoignages