Glossaire


A

ABERROMETRIE : examen mesurant les aberrations optiques, imperfections visuelles de l'œil, qui est un système optique imparfait. On distingue les aberrations optiques de second ordre ou de bas degré (myopie, astigmatisme, hypermétropie) et les aberrations optiques d'ordre supérieur ou de haut degré préopératoires ou postopératoires. L'un des buts de la chirurgie réfractive est de réduire ces aberrations optiques pour une meilleure qualité de vision. Les aberrations optiques sont plus importantes lorsque la pupille se dilate, en ambiance nocturne, entraînant une baisse de qualité de la vision.L'aberration sphérique se rencontre surtout dans le traitement des myopies fortes. Du fait du creusement de la cornée centrale, les rayons passant par le centre de la cornée ne se focalisent pas au même point de la rétine que les rayons passant par la périphérie de la cornée. Elle entraîne une myopie nocturne entraînant des effets secondaires en basse luminance notamment des halos, une diffraction des lumières et un éblouissement.

ACCOMMODATION : capacité de l'œil à voir nettement à des distances variables grâce à la déformation du cristallin. L’accommodation peut être comparée au système de mise au point automatique d’un appareil de photo autofocus. Quand on observe un objet situé au loin, le cristallin est au repos. Quand l’objet se rapproche, le cristallin grossit et augmente sa puissance, ce qui permet de voir de près. La presbytie est due à la diminution du pouvoir d'accommodation.

ACUITÉ VISUELLE : faculté de la vue de distinguer des détails très fins. L'acuité se mesure en dixièmes : de 1 à 20/10 en vision de loin P14 à P2 en vision de près. Une acuité de 10/10e P2 correspond à une vision courante. Une acuité de 10/10e permet de distinguer des objets de 7,3 mm à 5 m et de lire de petites lettres à 33 cm. Elle ne suffit pas à assurer une bonne qualité de vision. D'autres éléments entrent en jeu dans la performance visuelle : champ visuel, sensibilité au contraste, vision des couleurs.

AMBLYOPIE : affaiblissement organique, sans cause apparente. Il s'agit, le plus souvent, d'un œil qui est dit « paresseux » : il ne travaille pas et, en l'absence de traitement, peut devenir totalement inefficace. Plus l'amblyopie se traite précocement, plus les chances de guérison sont élevées.

ASTIGMATISME : anomalie de courbure de la cornée qui présente une forme ovalaire au lieu d’être ronde. Il entraîne une vision imprécise à toutes les distances avec allongement des lignes verticales ou horizontales et la confusion de lettres proches comme le ‘H’ le ‘M’ et le ‘N’ ou le 8 et le 0. L'axe de l'astigmatisme est la direction selon laquelle s'effectue la déformation. Une fatigue visuelle, des maux de tête peuvent révéler l’astigmatisme. L’astigmatisme est congénital ou acquis (par exemple après une intervention de cataracte, après une greffe de cornée).


B

BÂTONNETS : cellules visuelles de la rétine permettant la vision en faible éclairement et la vision périphérique.


C

CATARACTE : opacification progressive du cristallin. L'opération de la cataracte est l’intervention chirurgicale la plus pratiquée dans le monde toutes chirurgies confondues. La chirurgie de la cataracte a fait d’énormes progrès, tant sur le plan des techniques et des matériaux que sur les méthodes d’anesthésie employées. Les résultats obtenus sont excellents dans la grande majorité des cas.

CHAMP VISUEL : ensemble de l'espace visuel périphérique pouvant être perçu par un œil immobile. Il s'étend normalement de 60° en haut, 70° en bas et 90° latéralement. Il est altéré notamment dans le glaucome, dans les affections de la rétine et des voies visuelles.

CHIRURGIE RÉFRACTIVE : chirurgie qui permet de réduire la puissance des verres de lunettes nécessaires pour voir net de loin ou lire ou de les supprimer en corrigeant la myopie, l'astigmatisme, l'hypermétropie et la presbytie.

CONCAVE : l'antonyme de concave est convexe qui lui qualifie une forme en bosse… On parle de lentilles convexes et concaves en optique, les lentilles concaves dispersent les rayons lumineux qui les traversent, les lentilles convexes concentrent en un point les rayons lumineux, ainsi les loupes utilisent des lentilles convexes.

CONJONCTIVE : membrane transparente tapissant la partie antérieure de l'œil ("blanc de l'œil") et la face postérieure des paupières. Son inflammation entraîne une conjonctivite.

CONJONCTIVITE : inflammation de la conjonctive.

CONVERGENCE : faculté que possèdent les yeux de fixer simultanément un même point. L'insuffisance de convergence est responsable de fatigue oculaire.

CORNÉE : coupole transparente recouvrant la partie antérieure du globe oculaire sur laquelle sont posées les lentilles de contact. Elle permet la convergence des rayons lumineux. Une petite modification de la courbure de sa face antérieure par la chirurgie permet de corriger la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie. La cornée contient beaucoup d’extrémités nerveuses et est donc très sensible. Le clignement des paupières permet d’éviter le dessèchement par étalement des larmes. La cornée est transparente et doit le rester pour assurer une bonne vision.

CORNEOTOPOGRAPHIE : c'est le relevé de la géométrie de la cornée telle une carte de géographie.

CORPS VITRE : le corps vitré ou humeur vitrée ou corps hyalin est une substance transparente, gélatineuse qui remplit la cavité oculaire en arrière du cristallin.

CORTEX OCCIPITAL : zone de projection des voies optiques située à la partie postérieure du cerveau.

CRISTALLIN : lentille optique située derrière l'iris, chargée de faire converger et focaliser les images sur la rétine. Cela s’appelle la réfraction. Comme le cristallin est élastique, il peut se bomber ou s’aplatir en fonction de la distance jusqu’à l’objet regardé et ceci grâce à un muscle oculaire interne, le muscle d’accommodation. Cela permet aussi bien à un objet éloigné de la rétine, qu’à un objet proche de la rétine d’être perçu comme image nette. Ses modifications survenant vers 45 ans sont à l’origine de la presbytie, puis de son opacification ou cataracte.


D

DIOPTRIE : unité caractérisant la puissance d’un système optique. Une lentille de +1 dioptrie fait converger des rayons parallèles entre eux de 1 cm à 1 mètre. Le degré de myopie ou de toute autre amétropie (hypermétropie, astigmatisme, presbytie) est fonction de l’importance du verre correcteur mesuré en dioptries qu’il faut placer devant l’œil pour que la meilleure acuité visuelle soit atteinte. La corrélation entre dioptries et dixièmes d'acuité visuelle est très approximative.

DIVERGENCE : rotation des yeux vers la tempe.

DIXIÈMES : mesure des performances visuelles d’un œil, évaluées en demandant au patient de lire des caractères de plus en plus petits. Tout le monde n'a pas 10/10e. Les premiers 10e sont les plus importants. On parle d'une bonne vision à partir de 5/10e ; La vision légale requise pour conduire est de 5/10e en vision avec les deux yeux. Avoir 10/10e ne suffit pas à assurer une bonne qualité de vision. D'autres éléments entrent en jeu dans la performance visuelle : champ visuel, sensibilité au contraste, vision des couleurs…


E

ÉPITHÉLIUM CORNÉEN : couche de cellules de la face externe de la cornée, première défense contre l'infection.

ESOPHORIE : anomalie de la vision binoculaire caractérisée par une convergence des lignes de regard lorsque les deux yeux sont au repos physiologique.

EXOPHORIE : anomalie de la vision binoculaire caractérisée par une divergence des lignes de regard lorsque les yeux sont au repos physiologique.


F

FEMTOSECONDE : nouveau laser utilisé dans la chirurgie réfractive de la myopie, de l'astigmatisme et de l'hypermétropie. Ici on remplace le rabot jusque-là utilisé pour découper le volet cornéen dans l'intervention par Lasik standard (microkératome) par un laser Femtoseconde. Ce laser remplace complètement la lame. Le laser Femtoseconde émet des ondes lumineuses ultra-brèves dont la durée est de 10 à 15 secondes c’est-à-dire mille millions de fois plus courtes que le flash d'un appareil photo électronique. Il crée des microbulles de gaz résultant de la vaporisation du tissu cornéen juste sous la surface, de 3 microns (3 millièmes de millimètre). Ces milliers de bulles juxtaposées permettent la création d'un volet cornéen d'épaisseur très précise, découpé parfaitement à la profondeur programmée.

FOND D'ŒIL : cet examen permet d'étudier le vitré, la rétine, le nerf optique et les vaisseaux. L'observation des veines et des artères permet de déceler certains problèmes tels que l'hypertension artérielle, le diabète, certaines maladies vasculaires ou neurologiques. Il s'effectue après dilatation de la pupille ce qui peut entraîner pendant quelques heures un éblouissement à la lumière forte pouvant gêner la conduite automobile.


G

GLAUCOME : maladie de l'œil caractérisée par une augmentation de la pression intraoculaire qui accroît la dureté du globe et détermine une compression du nerf optique, compliquée d'une diminution de l'acuité visuelle.

GLANDES LACRYMALES : les glandes lacrymales principales sont situées sous les paupières supérieures, à leur partie externe. Les glandes lacrymales accessoires sont situées tout le long du bord des paupières. Les glandes lacrymales sécrètent les larmes qui vont protéger la cornée. L'atteinte des glandes lacrymales entraîne une sécheresse oculaire.


H

HALOS : effet visuel indésirable lié à la diffraction, la diffusion ou la réfraction anormale de la lumière. Le halo se caractérise par une couronne lumineuse peu intense autour des sources lumineuses vives (phares de voiture, lampadaires). Les halos sont perçus au travers de surface peu transparentes (pare-brise ou lunettes sales), en cas d'œdème de cornée, en cas d'intolérance aux lentilles de contact, ou en cas de chirurgie réfractive par Lasik ou PKR récente ou comportant une zone optique plus petite que la pupille. Les halos sont souvent majorés la nuit, du fait de l'augmentation du diamètre de la pupille.

HOMÉOPATHIE : est une forme de médecine complémentaire qui consiste à traiter un trouble par de petites quantités de médicaments qui, chez une personne en bonne santé, produiraient des symptômes identiques s'ils étaient administrés à plus forte dose.

HUMEUR AQUEUSE : liquide transparent chargé, avec le vitré, de maintenir la forme et la pression des globes oculaires. Sécrétée par le corps ciliaire, elle passe à travers la pupille et est évacuée au niveau du trabéculum. Les anomalies d'évacuation par le trabéculum sont responsables d’une augmentation de la pression oculaire et du glaucome.

HYPERMÉTROPIE : un œil hypermétrope est un œil trop court. Cela explique que l'image se forme derrière la rétine, et non pas dessus. L'hypermétrope voit bien de loin et mal de près quand il est encore jeune. C'est le contraire de la myopie. Plus tard la vision de loin va aussi baisser.


I

IMPLANT : lentille fixée à l’intérieur de l'œil en avant de l'iris (implant de chambre antérieure), fixé à l'iris (implant Artisan), placé en arrière de l’iris devant le cristallin (implant pré-cristallinien), ou à la place du cristallin (implant de chambre postérieure). Il permet de réduire la puissance des verres correcteurs, et souvent d’éviter le port de lunettes. Il est utilisé en remplacement du cristallin dans la cataracte. Il est fabriqué dans un matériau parfaitement toléré par l'œil n'entraînant pas de rejet, dur (polyméthylmétacrylate ou Plexiglas) ou souple (silicone, acrylique, hydrogel).

IRIDO CORNÉEN : l'angle irido-cornéen est un angle délimité par la face avant de l'iris et par la face postérieure de la cornée.

IRIS : membrane colorée qui donne leur couleur aux yeux, tendue à l’avant de l'œil derrière la cornée. Au centre se trouve une ouverture, la pupille. Grâce à la dilatation et la contraction de l’ouverture de la pupille l’iris détermine la quantité de lumière qui pénètre dans l'œil. Si l'œil est exposé à trop de lumière, l’iris se contracte et la pupille se rétrécit. À luminosité réduite la pupille se dilate. La couleur de l’iris est déterminée par le nombre de cellules pigmentaires. S’il y a un grand nombre de cellules pigmentaires, l’iris est brun, s’il y en a peu, l’iris est bleu ou gris.

INTRALASE, INTRALASER, INTRALASIK : voir Femtoseconde


K

KÉRATITE : la kératite est une inflammation de la cornée.

KÉRATOCÔNE : déformation conique de la cornée, responsable d’un astigmatisme et d’une myopie. Cette maladie, en général bilatérale, touche le plus souvent le sujet jeune. Le traitement consiste à adapter dans un premier temps des lunettes corrigeant l'astigmatisme et la myopie. Si la vision devient insuffisante avec les lunettes, une lentille dure peut être adaptée. En cas d'évolutivité, si les lentilles ne suffisent plus à donner une bonne vision, seule la greffe de cornée permettra de traiter cette affection.


L

LARMES : liquide salé produit par les glandes lacrymales situées dans la partie supérieure et externe de chaque orbite.

LASEK : sorte de PKR. Intervention consistant à soulever l'épithélium cornéen puis à enlever une couche de cornée dont l’épaisseur est fonction de l’anomalie de réfraction à corriger au moyen d'un laser Excimer. L'épithélium est ensuite replacé.

LASER : le mot laser vient de " Light Activation by Stlmulated Emission of Radiation", signifiant "amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement". Le laser constitue une véritable révolution thérapeutique depuis des années dans de nombreuses spécialités médico-chlrurglcales : ophtalmologie, O.R.L., dermatologie, gynécologie, urologie, gastro-entérologie, chirurgie vasculaire…

LASER FEMTOSECONDE : voir FEMTOSECONDE.

LASER EXCIMER : mot provenant de la contraction des mots anglais « excited » et « dimer ». C'est un laser, produit par l'excitation de deux gaz, qui émet des rayons ultraviolets, permettant de remodeler la cornée. Deux techniques effectuées avec le laser Excimer sont actuellement utilisées pour corriger la myopie, l'astigmatisme, l'hypermétropie et la presbytie : la Photo Kératectomie Réfractive (PKR) ou laser de surface et le Lasik. Le laser Excimer permet d'appliquer avec une grande précision des impacts sur la cornée. Chaque impact retire une épaisseur de cornée de 0,2 micron (millièmes de millimètres) sur une surface de 1 à 2 millimètres. Le nombre d'impacts est calculé par ordinateur et varie selon l'importance de l'anomalie à corriger.

LASIK (Laser Assisted Intrastromal Keratomileusis) : intervention consistant à soulever, à l’aide d’un microkératome ou d'un laser Femtoseconde une très fine lamelle de cornée appelée volet et à enlever en dessous une couche dont l’épaisseur est fonction de l’anomalie (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) à corriger au moyen d'un laser Excimer. Le volet est ensuite replacé. La nouvelle courbure de la cornée permet à l’image de se replacer sur la rétine.

LENTILLE DE CONTACT : lentille de petite taille de forme adaptée au défaut de vision à corriger, qui s'applique directement sur tout ou sur une partie de la cornée.

LENTILLES TORIQUES : les lentilles toriques corrigent l´astigmatisme.

LIMBE : limite entre la cornée et la sclère où s'insère la conjonctive

LOUCHER : être atteint de strabisme.

LUNETTES A DOUBLE FOYER : verres dont le segment supérieur permet de voir nettement les objets lointains et le segment inférieur les objets rapprochés.


M

MACULA : zone située au centre de la rétine dans l’axe visuel, où se forment les images. La macula permet de percevoir clairement les détails et les couleurs. Sa dégénérescence d'autant plus fréquente qu'on avance en âge, est responsable de baisse visuelle. La fovea est la partie centrale de la macula. Elle mesure 1 300 à 1 500 microns. Elle contient 400 000 cônes.

MICROKÉRATOME : petit rabot utilisé lors du Lasik standard permettant de soulever une fine lamelle de cornée.

MYOPIE : pour obtenir une vision claire, l’image regardée doit être focalisée sur la rétine. Lorsque cette mise au point ne se fait pas correctement, l’image est floue, l'œil doit être corrigé par des lunettes, des lentilles de contact ou par la chirurgie. Un œil normal mesure 22 mm de longueur. Un œil myope est un œil trop long, l'image d'un objet éloigné ne se forme donc pas sur la rétine mais en avant de celle-ci et la vision est floue au loin. La correction de la myopie se fait par un verre de lunette concave, une lentille de contact, ou en aplatissant le centre de la cornée au laser. Une lentille (implant myopique) peut être placée dans l'œil.


N

NERF OPTIQUE : faisceau de fibres nerveuses qui transmettent les signaux de l'œil au cerveau, il mesure de 35 à 55 mm de long.


O

OCULISTE (mot ancien peu usité) : médecin spécialiste des affections des yeux et des paupières.

OPTICIEN : spécialiste du façonnage et du montage des verres de lunettes.

ORTHOPTIE : ensemble des méthodes des examens et des traitements non chirurgicaux des anomalies de la vision binoculaire. Les compétences des orthoptistes ont été récemment élargies à l'examen de la vue et à la réalisation du champ visuel.


P

PHAKE : se dit d'un œil qui possède son cristallin.

POLARISE : les verres polarisés ne laissent passer que des ondes verticales.

PRESBYTIE : difficulté à lire sans lunettes, c'est un phénomène habituel chez tous les individus à partir de 45 ans. Au début, la vision baisse pour la lecture des petites lettres quand la lumière est insuffisante. On est d’abord obligé d’allonger les bras pour lire puis de porter en permanence des lunettes. Elle nécessite donc le port d'une correction en vision de près différente, le cas échéant, de la correction de loin (deux paires de lunettes, doubles foyers, verres progressifs). Voir ACCOMMODATION.

PKR (Photo Kératectomie Réfractive)ou PRK : intervention consistant à gratter la couche superficielle ou épithélium de la cornée, puis à en retirer une couche dont l’épaisseur est fonction de l’anomalie à corriger (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie) au moyen d'un laser Excimer. La nouvelle courbure de la cornée permet à l’image de se replacer sur la rétine.


R

RÉFRACTION : courbure des rayons lumineux lorsqu'ils passent d'un objet à un autre.

RÉTINE : plaquée au fond de l'œil, sur sa paroi interne, cette membrane sensible à la lumière joue un rôle essentiel dans la perception des lumières, des couleurs, des détails, des formes et des mouvements… La rétine est composée de différentes couches de cellules nerveuses qui sont sensibles à la lumière. Elle contient deux sortes de photorécepteurs ou cellules sensorielles : les cônes et les bâtonnets. Les cônes ont besoin de lumière pour leur bon fonctionnement et permettent de percevoir détails et couleurs. Il existe 3 sortes de cônes qui réagissent à des longueurs d'onde différentes : bleu, vert, rouge. Les cônes sont donc responsables de la vision des couleurs. La nuit, seuls les bâtonnets fonctionnent. Ils nécessitent peu de lumière et perçoivent des contours (grossiers) dans l’obscurité. La rétine reçoit la lumière, les bâtonnets et cônes transforment les stimuli lumineux en stimuli nerveux qui sont transmis via le nerf optique au cerveau. C’est là que l’image peut finalement être interprétée.


S

SCLERE OU SCLEROTIQUE : coque blanche de l'œil entourant la plus grande partie du globe et se transformant à l’avant pour devenir la cornée transparente. Couche extérieure de l'œil à laquelle les muscles oculaires sont attachés. Elle donne la solidité au globe oculaire et protège les parties internes de l'œil.

SPASME D'ACCOMMODATION : blocage des muscles de l'accommodation.

STRABISME : défaut d'action des muscles de l'œil. Il entraîne une déviation des axes oculaires.


T

TENSION OCULAIRE : la prise de la tension oculaire est un examen qui permet de mesurer la tension de l'humeur aqueuse. Une tension oculaire supérieure à 20 mm de mercure peut être le signe d'un glaucome. Ce chiffre de tension oculaire n'a rien à voir avec le chiffre de tension artérielle. Il est recommandé de subir la prise de la tension oculaire régulièrement.


U

U.V : (Ultraviolet) : il s'agit d'une lumière invisible et dangereuse pour l'œil, elle est émise par le soleil.


V

VERRE ANTIREFLET : verre supprimant les reflets parasites et augmentant la transparence du verre. Ils sont particulièrement utiles pour l'ordinateur, la conduite de nuit et la lumière artificielle.

VERRES BIFOCAUX ou DOUBLE FOYER : mode de correction un peu ancien de la presbytie. Un segment de la partie inférieure du verre permet de voir de près ; le reste du verre permet la vision de loin.

VERRES MI-DISTANCE ou INTERMÉDIAIRES ou DÉGRESSIFS : ils permettent de lire de 30 cm jusqu'à 1,20 m. La profondeur de champ est donc augmentée par rapport aux verres traditionnels. Ils sont très confortables pour travailler à un bureau et sur un ordinateur mais ne permettent pas de voir net au loin.

VERRES MINÉRAUX : excellente qualité optique, résistance à la rayure et à l'abrasion, ils sont faits de silice et d'un mélange d'oxydes fondus à haute température. Inconvénient : ils sont lourds et fragiles.

VERRES ORGANIQUES : fabriqués à base de résine "polymérisée", ils sont de très grande qualité optique. Trois fois plus légers que les verres minéraux, ils résistent aux chocs et peuvent être colorés.

VERRES PHOTOCHROMIQUES : verres minéraux ou organiques ayant la capacité de s'assombrir ou de s'éclaircir selon la luminosité.

VERRES PROGRESSIFS : leur puissance varie progressivement entre la vision de loin pour la partie supérieure du verre et la vision de près pour la partie inférieure. Sans rupture optique ni esthétique. Appelés aussi Varilux, ils permettent de voir net à toutes les distances. Un verre progressif doit être adapté de façon à ce que la largeur et la hauteur des différents champs correspondent aux besoins spécifiques de chacun.

VERRE TEINTÉ : verre ayant une coloration uniforme ou dégradée qui atténue la luminosité (jusqu'à 80 % pour les lunettes de soleil).

VERRES UNIFOCAUX : verres simples foyers corrigeant les amétropies et la presbytie. La puissance du verre est la même sur toute la surface. Le presbyte voit de près à travers tous les points du verre pour lire mais, au-delà, la vision est floue. Ils sont donc pratiques pour une lecture ponctuelle et statique à environ 40 cm mais ne permettent pas une vision au loin.

VISION BINOCULAIRE : faculté du cerveau à fabriquer une seule image à partir des deux images que perçoivent les deux yeux. Vision obtenue avec les deux yeux.

VISION DE LOIN (vision à distance) : vision d'objets situés à au moins 2 mètres des yeux. Par exemple, les panneaux d'affichage, les signes de circulation urbaine et les écrans de cinéma.

VISION DE PRÈS : vision d'objets situés à moins de 40 cm des yeux. Également appelée "vision de lecture". Par exemple, les livres, les journaux et les flacons de médicaments.

VISION INTERMÉDIAIRE : vision d'objets situés entre 40 cm et 2 m des yeux. Par exemple, les écrans d'ordinateur.

VITRE : voir CORPS VITRE.

VOIES LACRYMALES : les larmes recouvrent toute la surface de l'œil. Avec la pesanteur elles descendent et forment la rivière lacrymale. Cette rivière se jette dans les voies lacrymales. L'excès de larmes est recueilli au niveau de chacun des points lacrymaux. Il s'écoule ensuite par les canaux lacrymaux, le canal lacrymo-nasal puis débouche dans les fosses nasales.